Tuesday, March 20, 2018

2018-03-20- De la définition du cosplay

J'ai envie de parler de quelque chose qui me titille depuis quelques temps...

Je vois très souvent des personnes invoquer et utiliser des définitions du cosplay qui sont en fait spécifiques,  exclusives et/ou discriminantes:

L'argument typique qui revient dans ce genre du discours: c'est "X c'est pas du cosplay".

X pouvant être une personne connue ou une activité ne correspondant pas à la norme sociale que la personne voit.

Donc, j'en viens au fait, pour moi, une définition doit permettre de rassembler des gens sous une pratique commune, pas de les exclure pour des motifs quelconques. Il faut que cette définition soit générale, stable et applicable dans un contexte donné.

SI je dois prendre une définition, je prendrai la suivante: Cosplay est la contraction de deux mots: costume et playing, termes que j'interprète comme jouer avec un costume. Ça permet donc de parler de cosplay dés que cette définition est vérifiée.

Cette définition se veut large, elle n'implique pas que la personne ait confectionné elle même son costume, elle n'implique pas que le personnage soit de fiction, qu'il soit existant au préalable ou non, elle n'implique pas que le personnage ait une notoriété quelconque.

Elle n'implique pas non plus que:
  • la personne se revendique nécessairement comme étant un cosplayeur ou non. La personne fait ce qu'elle veut et peut se revendiquer comme étant ce qu'elle souhaite. C'est son choix, pas le mien ou le votre.
  • la personne joue un rôle donné: le respect de l’œuvre originale, l'appréciation qu'on a de l'ensemble n'entre et ne devrait pas entrer en ligne de compte.
  • la tenue de la personne soit moralement acceptable ou non selon le contexte donné, ce n'est pas parce que la tenue, le contexte ou la personne ne vous plaît pas que vous pouvez lui dénier le droit d'être ce qu'elle souhaite être.
Cette définition va évidemment contredire l'affirmation qui veut que le cosplay soit uniquement présent quand il  y a 'roleplay': un supposé rôle qui serait joué en adéquation avec le personnage, c'est une définition que je peux comprendre, mais qui, pour moi, n'est pas historiquement vérifiée: le mot a été inventé au japon dans les années 90, après que la pratique ait été importée des usa, l'aspect 'rôle' dans ces deux cas était et reste peu présent, l'aspect visuel l'emportant. Elle pose aussi des problèmes évidents car bien nombre de photos sont hors 'roleplay' et sont pourtant considérées comme du cosplay. C'est donc au mieux un critère non déterminant. Certaines personnes se revendique de la pratique, j y suis au mieux indifférent. 

À ce sujet la, je rencontre souvent une argumentation de type "c'est écrit sur Wikipédia", donc c'est ainsi. Argument qui me fait sourire vu que j'y contribue et que je pense que tout ce que dit l'article n'est pas forcément cohérent ou même correctement écrit: beaucoup de l'article constitue un travail inédit, si l'on doit chercher des sources, il se peut qu'il y ait de l'inception possible venant de précédentes versions de l'article qui ont pu être reprises sur divers sites et peuvent servir de sources maintenant... Le terme a été inventé, la pratique n'a jamais été clairement définie, même si l'article invoque la notion de rôle, l'usage et la pratique montre que le rôle est secondaire, du moins de ce que j'en constate. Je passerai sur la notion de travail inédit et des sources manquantes...

Pour moi, on a pas besoin d'exclure des pratiques ou des personnes au niveau de la définition du terme, en revanche, on a besoin de le faire si l'on pratique un cadre compétitif qu'est le concours cosplay: le fait que ce soit un concours implique un règlement cosplay, des inclusions et des exclusions possibles, notamment sur le fait main. Il y aura des limitations de temps, des limitations pour ne pas mettre en danger le public ou les protagonistes. C'est une problèmatique spécifique aux concours, et cela doit être réglé à ce niveau la.

--

Ensuite, vous n'êtes pas obligé d'aimer ou d'adhérer à tout ce qui est fait, la tolérance se définit par rapport à ce que l'on approuve pas, pas ce dont on est partisan.

Donc, si vous n'aimez pas quelque chose, une des attitudes que je trouve la plus efficace, c'est de passer son chemin pour ne pas lui donner plus de publicité.

Évidemment, il est possible de faire un débat public ou de sur-réagir, mais les risques que je vois sont les suivants:
  • Suivant le ton adopté, nous n'arrivez pas vraiment à convaincre les gens qui ne sont disposés à vous croire. Plus vous serez agressif et moins ce sera décisif. Le contexte d'opposition ne permet pas de convaincre car il n'est absolument pas propice à un changement d'avis. Au final, les gens ont probablement plus de chance de se braquer que d'être convaincus.
  • Vous vous brouillerez potentiellement avec des personnes.
  • Vous ferez le tour du sujet assez rapidement, il se peut que vous lassiez vos interlocuteurs très rapidement si le sujet est récurrent. D'ailleurs, à trop vouloir abuser des mécaniques associées à la visibilité, vous risquez donc de ne plus être suivis par votre audience.
  • Vous augmenterez la visibilité du problème rencontré, et pas forcément selon votre point de vue: les gens lisent rarement tout le débat et s'arrête trop souvent à l'image publiée sans même lire ce que vous écrivez dessous. Donc les arguments et contre arguments seront généralement perdus dans les limbes des réseaux sociaux.
    Ce sera d'autant plus vrai qu'il est vraiment impossible de contribuer en grand nombre de manière coordonnée sur un sujet donné: si une personne qui a plus de 20000 personnes la suivant, pose une question polémique, pourra-t-elle vraiment dialoguer avec toutes les personnes présentes? Le commentaire que vous ferez sera-i-il vraiment lu par toutes les personnes présentes? Mon avis personnel est que les commentaires dans un contexte de commentaires en masse ne sont d'aucun intérêt ici.

--

Si je dois conclure, même si je sais que c'est toujours plus facile de le dire que de le mettre en application:
  • Soyez tolérants.
  • Ne soyez pas insultants, ne soyez pas discriminants.
  • Faites bien la distinction entre un cadre compétitif et un cadre de loisir qui ne vont pas inclure les mêmes spécificités. 
  • Pratiquez le cosplay pour vous faire plaisir et ne vous fixez pas d'attente que vous ne pourrez pas tenir.

Friday, March 2, 2018

2018-03-02- Pathé Gaumont - Chronique d'une communication desastreuse...

Edit: il y a une procédure judiciaire en cours, donc ma décision est suspendue dans l'attente du résultat de celle ci. Plus d'infos ici.

Je vais parler ici de mon aventure (enfin façon de parler) chez Pathé Gaumont, qui a apparemment pris fin aujourd'hui.

Je suis arrivé à Toulon en 2007, au bout de quelques années, je me suis abonné à l'offre illimitée chez Pathé Gaumont, je ne me souviens pas de la date exacte, l'historique de commande sur le site de Pathé Gaumont remonte jusqu'à juillet 2013, maintenant j'ai des mails de confirmation de commande datant du 3 février 2013, enfin peu importe, je suppose que mon abonnement était antérieur à 2013, peut être en octobre ou novembre 2012...

J'ai un historique de 175 commandes sur ces 5 années, cet historique n'inclus pas quand je suis allé directement à la borne ou à la caisse prendre une place, cela donne donc une moyenne de 35 films par ans. Le site Pathé m'affiche 11 pages à 15 résultats par pages, on est donc dans des chiffres similaires.

Je me souviens d'avoir payé une vingtaine d'euros par mois. Les suppléments 3D étaient inclus et offerts avec le prix de l'abonnement, des communications et des affiches de Pathé Gaumont ayant été réalisés sur cette particularité.

On pourra voir ce magnifique visuel sur lequel le groupe Pathé Gaumont a communiqué...

En 2013, la carte de fidélité ne fonctionnait pas très bien avec la carte illimitée, je crois me souvenir qu'on ne pouvait tout simplement pas utiliser la carte de fidélité avec la carte 'abonné illimité', on a eu plus tard droit à des bonus théoriques sur les cafés et la confiserie... que je n'ai jamais vraiment utilisé...



Tout allait bien jusqu'en 2017, ou le service s'est même amélioré sans qu'on ne demande rien. Il m'a été demandé de renouveler ma carte,  ce que j'ai fait, car cela ne me gênait pas (le prix de l'abonnement augmentait un peu mais on avait enfin droit à quelque avantages, mon abonnement a été changé en pass intégral à un moment donné, il me semble que l'ancienne carte n'a simplement plus fonctionné du tout et que j'ai donc été forcé de la changer...

Vers le premier trimestre 2017, je découvre que j'ai 1000 points à utiliser sur ma carte de fidélité, soit environ 3 à 4 places de cinéma dont j'ai pu faire bénéficier des personnes que je connaissais. Le mécanisme était pas simple, car il fallait les activer par internet, il y avait un délai d'un mois pour les utiliser, à nouveau sur internet et on les perdait si on devait annuler la séance... Enfin pas de quoi vraiment se plaindre vu qu'on avait rien demandé... On a volé mon téléphone portable à ce moment la, donc ça a compliqué un peu leur utilisation mais peu importe...

Vers le mois d’août, je découvre (surprise à nouveau), que j'ai 14 places gratuites à utiliser, donc 4 avant octobre 2017 et 10 avant avril 2018. Les 4 étaient une offre bienvenue au pass intégral, et les 10 étaient 2 places par années d'ancienneté. La formulation utilisée ne permettait pas de savoir si c'était une fois ou chaque année... une fois de plus on avait rien demandé et on pouvait faire profiter nos proches de ces places gratuites.

Dans le coté négatif, j'ai vu la place accompagnant à tarif réduit disparaître selon les cinémas ou j'allais... Maintenant c'était peu problématique du fait des places offertes...

On en vient au cœur du problème posé par ce billet de blog: en novembre 2017, Pathé Gaumont nous envoie un mail disant qu'ils avaient regardé les habitudes de consommation de leurs abonnés, et que ils allaient améliorer le service, et que donc ils baissaient les abonnements tout en nous facturant les suppléments qui jusque alors étaient gratuits et que ce changement se feraient au 1er décembre 2017, le motif de faire payer les suppléments est que, d'après Pathé Gaumont, le public n'utiliserait pas les suppléments et que donc statistiquement, d'après eux on y gagnerait...

Donc ce jour la, je me suis senti pris pour un idiot, j'ai donc pris mon tableur (Calc) et j'ai donc recensé les séance auquel j'avais assisté, j'ai compté trois séances qui n'apparaissaient pas dans mon historique, j'ai repris les statistiques que j'avais sorti à l'époque et je les ai mise à jour pour l'année 2017:
72 euros de supplément pour 36 euros économisés...
42 séances de cinéma.
12 en 3D classique.
12 en IMaX + 3D
3  en IMAX.

A noter que je ne suis pas allé aux séance avec suppléments depuis décembre 2017, donc les statistiques sont légèrement faussées.
Le coût moyen par séance reste d'environ 6 euros par séance, je doute que Pathé-Gaumont soit vraiment perdant dans l'histoire...

Soit un surcoût de 72 euros pour une réduction de 36 euros... Si j'avais appliqué la formule 'moins chère' de Pathé-Gaumont; j'aurai donc payé 36 euros de plus sur l'année, soit 39 euros en prenant en compte que je ne suis pas allé aux séance avec suppléments de décembre 2017...

Je pense tout simplement que la logique invoquée par Pathé Gaumont est incorrecte: je pense que la 3D n'apporte pas grand chose à la plupart des films, donc si j'ai le choix, je n'irai pas. Certains vont y aller par hype, mais ce ne sera pas mon cas. De plus une grande majorité des films européens ne sort jamais en 3D, une bonne partie des films ont donc des séances normales vu qu'il n'y pas de séance 3D (ou IMAX. Il est donc normal d'observer plus de séance sans supplément. Comme nous n'avons pas accès à l'échantillon statistique de Pathé-Gaumont, nous ne pouvons donc vérifier pas vérifier leur méthodologie et donc leurs affirmations.

Ce que j'ai constaté en parallèle depuis novembre, c'est que les séances avec suppléments sont les plus nombreuses sur les films venant d'Hollywood, jusqu'à avoir des jours ou il n'y pas de séance sans supplément pour les heures de grande audience: pas de film a 20h sans supplément... Donc, d'un coté, Pathé-Gaumont prétend être à l'écoute de ses abonnés et donc supprimer les suppléments des abonnements car ils ne seraient pas assez utilisé et de l'autre, surfacture effectivement les séances aux heures de grande affluence en imposant les mêmes suppléments aux utilisateurs des séances... Je trouve ça à la limite du délit de vente liée, le consommateur n'ayant que trop souvent pas d'alternative à l'horaire indiquée pour une séance sans supplément.
70% des séances proposées au cinéma la plus proche de chez moi
pour Black Panther sont avec suppléments
Exemple en image: séance Black Panther Pathé Gaumont La Valette (83160), aujourd'hui le 2 mars 2018 :
* séances avec supplément: 9
* séances sans supplément: 4
* séance sans suppléments au créneau de 20h00 : 0



Évidemment, quand les films ne sont pas en 3D ou en IMAX, il va être difficile de faire payer des suppléments... Tous les cinémas du groupe ne sont pas forcément équipés non plus, mais l'équipement des cinémas va être amené à progresser et donc la multiplication des suppléments n'est qu'une question de temps dans toutes les salles.

Donc si vous allez régulièrement dans un Pathé Gaumont qui n'a pas de salle IMAX, voire pas ou peu de salle équipée en 3D, la nouvelle offre vous arrangera probablement, du moins pour l'instant, si vous habitez Toulon, elle vous pénalisera.

On pourra aussi noter que les places offertes ont disparu de l'offre, en soit ce n'est pas bien grave, on ne les avait jamais demandé...

La société Pathé Gaumont prétend agir dans l’intérêt de ses abonnés, j'ai l'impression surtout qu'ils agissent dans leurs propres intérêts, au détriment du notre à long terme. Pour moi, s'ils avaient vraiment voulu agir dans l'intérêt de leur client, ils auraient propose des formules plus adaptées:

* ils auraient pu garder l'ancienne formule et proposer aux abonnés de basculer entre les formules de leurs choix et ce soit une fois de manière définitive, soit à tout moment.
* ils auraient pu mettre un tarif dégressif par mois aux prix des suppléments pour qu'un client ne soit pas trop lésé, mais je doute que ce soit dans leur optique, la marge de manœuvre est tellement serrée que l'on dépense plus par mois dés qu'on va dans une salle en IMAX. Ils auraient pu simplement proposer un tarif 'suppléments' qui auraient pris en compte les suppléments...
* Ils auraient aussi pu offrir les suppléments aux abonnés quand il n'y pas de séance sans supplément à l'horaire de la séance en question mais ne rêvons pas trop hein...

Qu'a t-il été fait? Rien de cela, manifestement, Pathé Gaumont a décidé de passer en force. Des courriers se sont multipliés, des mails et des avertissements se sont multipliés, pour forcer les utilisateurs a accepter tacitement les nouvelles CGU. La communication est certes mielleuse, mais le résultat est la: les abonnés n'ayant pas changer de carte se voient leur abonnement résilié.

En parallèle, une groupe de protestation s'est ouvert sur Facebook: Les mécontents du Pass Intégral Pathé-Gaumont, une action en justice a été entreprise courant janvier (ou décembre, je n'ai pas la date sous la main), le référé n'a certes pas abouti, mais l'affaire pour l'usager ayant initié l'histoire doit être jugée en mars 2018. Donc wait and see...

On notera que Pathé Gaumont n'a pas communiqué à ses usagers le changement d'offre via lettre recommandée contrairement à leurs conditions générale d'utilisation, qu'ils imposent de changer la carte d'abonnement et donc force à accepter les nouvelles conditions et résilient les abonnements de ceux qui ne le font pas. (mail reçu aujourd'hui, le 2 mars 2018...)

J'ignore comment sont rémunérés les cinémas dans le cadre de la carte d'abonnement, donc je ne serai pas surpris que les deux mois supplémentaires dont on a bénéficié soient dus à des oppositions internes quant à la politique à appliquer.

Donc ma décision est prise, en l'état actuel des choses et sans évolution de la situation je ne reviendrais pas chez Pathé Gaumont et je n'irai plus dans leurs cinémas... Il reste des petits cinémas indépendants sur Toulon, donc j'irai à nouveau chez eux si besoin. J'ai aussi un abonnement à Netflix, donc je pourrai voir les films quelques mois après leur sortie. Je suppose que ce sera aussi le cas pour pas mal d'amis et d'abonnés sur Toulon.


(Edit: il y a une procédure judiciaire en cours, j'ai donc repris ma carte en attentant que cette procédure aboutisse - Plus de détail la

Friday, February 23, 2018

2018-02-23- Cosplay - Vers un nouveau réseau social?

Je vois depuis quelques temps des plaintes constantes vis à vis de Facebook et Instagram par rapport à la visibilité des posts que peuvent avoir ceux et celles des communautés cosplays présentes sur ces réseaux, quand Facebook semble prendre un malin plaisir à réduire artificiellement cette visibilité tout en proposant aux pages en question de payer pour être vues.

J'ai bien employé la terminologie de 'sembler', car Facebook étant une boite noire opaque, on ne peut que faire confiance aux indicateurs qu'il nous livre. On peut tenter de comparer avec d'autres réseaux sociaux, mais leurs bases démographiques ne sont pas forcément les mêmes, les comparaisons ne sont pas forcément réalisables, et au fur et à mesure que le nombre d'utilisateurs augmente, la visibilité potentielle d'une entité (qu'on appellera une page pour simplifier)  vis à vis d'un sujet va naturellement diminuer:

S'il n'y a que 10 pages de cosplay sur un réseau social et un sujet donné, les gens vont se répartir entre ces dix pages, ce sera du 10% de répartition moyenne si on suppose un intérêt identique, peut être que les gens aimeront les dix pages, mais plus le nombre de page augmentera, et plus les gens auront moins de raisons de suivre certaines pages... S'il y en a 100, ce sera du 1%, s'il y en a plus de 70000, ce qui était ce que j'avais estimé il y a quelques mois sur Facebook, je pense être bien en dessous du chiffre réel en fait, ce sera du 0.0014%. Dans ces conditions, certaines pages ne vont pas être visibles, quel que soit le réseau social ou elles seront. Il faut aussi prendre en considération que tout le monde n'aura pas le même 'talent' en communication et que donc certaines pages bénéficieront de plus de visibilité et ce, à terme, forcément au détriment des autres.

Je pense aussi qu'un utilisateur ne peut pas retenir une infinité de concepts dans sa mémoire (qui ici sont des concept associés à des personnes), donc je peux supposer qu'au delà de 200 à 300 pages, la plupart des utilisateurs commenceront à avoir des trous de mémoire pour associer les pages aux personnes qu'elles représentent et donc les reconnaître en convention ou dans un autre contexte, même si elle n'oseront pas forcément l'admettre à cause de la dissonance cognitive.

On en vient donc au cœur du problème: il y a une défiance vis à vis de Facebook ainsi que de sa contrepartie mobile: Instagram, où la portées des gens qui y sont présents semble avoir commencé à se réduire ces dernières semaines de manière similaire à ce que fait Facebook avec ses pages depuis quelques années. Le fait nouveau étant que depuis quelques jours, des usagers de type 'cosplayeurs' et 'photographes' testent 'vero', qui est sensé être un nouveau réseau social sur mobile. Le produit me paraît un concurrent potentiel à Instagram, j'ignore si cela prendra ou si l'architecture de 'vero' pourra suivre. C'est donc une application pour mobiles (android et iOS). Il semblerait qu'on puisse la faire tourner avec certains émulateurs, maintenant ça ne fonctionne pas pour l'instant sous Virtualbox et Android X86 (6.0.1), maintenant il semblerait que cela fonctionne sous memuplay

Le modèle économique de 'vero' semble à terme de vouloir faire payer les coûts aux utilisateurs via un abonnement dont le coût se voudrait raisonnable, sans afficher de la publicité, je suppose que sa réussite dépendra de son fonctionnement correct et attendu (absence de bugs, absence d'indisponibilités de service), du coût effectif ainsi que des fonctionnalités réellement utilisables...

Pour rappel celui de Facebook est d'afficher de la publicité et faire payer aux annonceurs cette publicité, en restreignant et en intervenant directement sur la visibilité de l'ensemble des annonceurs potentiels: c'est à dire tous les usagers. Le modèle de Facebook m'évoque un modèle ou seul celui qui a un budget communication peut être vu, ce qui exclus plus ou moins les entités non-commerciales et les individus n'ayant rien à vendre, c'est aussi un modèle basé sur la publicité, qui a des limites certaines, maintenant, je lui reproche surtout de favoriser un modèle de communication avantageant ceux ayant une position dominante, notamment ceux ayant de l'argent et donc accentuant les inégalités sociales et économiques.

Je suis donc plus favorable a priori au modèle économique choisi par vero, j'ai vu des posts alarmants sur fb disant de ne pas aller sur vero car ce réseau s'approprierait (attention au conditionnel) les droits (d'auteurs) et à l'image des personnes, mais après vérification, cela semble plus ou moins le même type de conditions qu'imposent Facebook et Instagram. Une licence non exclusive pour que les utilisateurs puissent partager les médias entre eux sans que cela ne constitue une contrefaçon. Donc ma conclusion sur ce point est que si quelque chose ne vous empêche pas de partager des médias ou des informations sur

Que dire d'autres? Que l'on est probablement pas à l'abri d'une tentative de rachat de la part de Facebook pour se débarrasser d'un concurrent potentiel. Cela permet aussi d'évoquer la problématique d'un réseau neutre dédié à la communauté cosplay, Cosplay-it est plus ou moins un flop, je n'y suis plus actifs du fait de la non prise en compte du statut des photographes amateurs et des nombreuses fonctionnalités manquantes... Cospro ne m’intéresse pas spécifiquement, qui est un site de mise en relation entre cosplayeurs, photographes et intervenants externes, vu que mon activité vidéo ne rentre pas vraiment dans les cases existantes. Il y a d'autres réseaux tels que worldcosplay, mais qui s'apparentent plus à des sites de classement, je reste sceptique quant à leur sujet.

une capture d'écran des CGU de Facebook sur la partie propriété intellectuelle
la partie équivalente des CGU de Vero (en anglais),
on remarquera que les deux sont très similaires...
Je ne me prononcerai pas sur les conditions abusives: un tribunal les considérerait comme nulles et non avenues, autre différence, vero ne semble pas imposer de nom réel et accepte l'usage d'un pseudonyme.

En ce qui concerne le cosplay: je vois deux besoins a priori distincts et je ne pense ne pas être le seul à les relever:
* un réseau social pour les interactions entre cosplayeurs, photographes et autres intervenants réguliers, cela pourrait peut être tenu par diaspora ou framasphere, à supposer que des fonctionnalités d'albums et de photos partageables plus facilement existent... Même remarque pour discord qui inclus des chats textes. La difficulté va être de faire basculer les utilisateurs dessus.
* un réseau social pour les interactions avec le grand public, cela doit, par définition, être un réseau dédié au public. Si j'ai bien suivi, Google Plus n'est plus d'actualité, a priori, les problème de scalabilité font que certains types de réseaux ne peuvent forcément y prétendre, et la question du financement de l'infrastructure et du développement se posera forcément à un moment ou à un autre.
Dans l'idéal, il est évident que si un réseau peut répondre à ces deux besoins, il sera utilisé...

Ensuite, je ne crois que nous ne soyons pas à l'abri d'une migration massive des acteurs du cosplay vers une autre plateforme si un concurrent 'sérieux'(*) à Facebook venait à sortir. En ce moment, c'est le cas de vero par rapport à Instagram, maintenant l'avenir nous dira si ce mouvement se pérennise ou non. J'ignore si vero sera disponible en mode web ou non... Le tout est de savoir si le bridage de visibilité que crée Facebook depuis un moment sera suffisant ou non à motiver les utilisateurs à changer de plateforme, quelle que soit la nouvelle plateforme...


(*) : je veux juste dire que les gens peuvent décider de migrer, si les conditions se dégradent trop. je ne fais aucune hypothèse sur quels réseaux sont sérieux ou non, soient-il libres ou non, ce n'est pas le but.

Saturday, February 4, 2017

2017-02-03- Flux de traitement Photo (Cosplay)


Je fais le point sur mon flux de traitement actuel:

Je l'ai schématisé à l'aide de Graphviz et des fichiers au format dot...

Il ressemble à ça...
Flux actuel (2017-01)


Le flux est pas si compliqué que cela en fait, il y a grosso modo plusieurs parties:
  • la captation et le transport des fichiers sur le pc et leurs organisation dans un répertoire.
  • la sélection et le traitement des raws de ces photos via RawTherapee et possiblement Gimp.
  • la préparation de ces photos pour Facebook et Flickr.
  • la mise en ligne sur Fb.
  • la mise en ligne sur Flickr et la mise à jour du site web et la publication de certaines de ces informations sur Fb.
  • la clôture du flux de traitement pour économiser de la place et virer les raws inutiles.
Les gros points noirs de ce flux sont les étapes manuelles, surtout au niveau de Facebook... Les scripts ne sont généralement que des fichiers de commande à lancer et donc sont relativement rapides à exécuter.

Un autre point noir est que la publication sur Flickr a du retard sur la publication du Facebook, je ne favorise donc pas le contenu de qualité de manière instantanée.

J'ai pu gagner du temps sur le traitement au niveau de RawTherapee en modifiant l'interface et en mettant en favoris certains outils, j'ignore quand mes changements seront portées dans la version originale, peu importe, mon fork me convient pour l'instant.

Le flux que j'envisage dans le futur est le suivant:

Flux planifié (2017-01)
Les changements envisagés sont:
  • L'utilisation de Flickr comme référentiel, je posterai directement sur Flickr et je pourrai donc pusher les images sur Facebook (ou tout autre réseau social, s'il dispose d'une api correcte et qu'il a un intérêt quelconque...) Cela permettra d'avoir les résolutions originales directement sur Flickr et donc de combler le retard artificiel lié à l'ancien flux de traitement.
  • L'automatisation de certaines étapes idiotes et fastidieuses au niveau de Facebook...
  • L'automatisation possible vis à vis du site web, bien que les temps gagnés n'est pas si important que cela, c'est juste un petit plus...


 Je regrette toutefois qu'il ne soit pas possible d'ajouter des tag_names via l'api de facebook, je vais devoir continuer à le faire manuellement... Mais bon, je gagnerai probablement un peu en temps de traitement et le plus gros du travail fastidieux sera effectué de manière automatique...

Tuesday, January 31, 2017

2017-01-31- SNCF - IDTGVMAX & Co

Bon, un petit billet 'transports en commun' longue et moyenne distance'.

Couvrant pas mal de conventions en France, j'ai eu vent de l'annonce de l'arrêt de l'offre IDGTVMAX, qui permettait de voyager en plus ou moins illimité, selon certaines contraintes sur certaines destinations.

Pour résumer ainsi:
en 2015: 
  • 6 aller retour à Paris (dont un en Belgique) en TGV ou assimilé.
  • 2 aller retour à Toulouse en intercité.
  • 1 aller retour à Nantes en avion. (départ de Marseille)
en 2016:
  • 8 aller retour à Paris (dont un à Rennes et un à Lille) en TGV ou assimilé.
  • 2 aller retour à Toulouse en intercité.
  • 1 aller retour à Bordeaux en intercité.
  • 1 aller retour en Belgique en avion. (départ de Marseille)
en 2017: (ce qui est prévu pour l'instant)
  • 6 aller retour à Paris (dont un à Rennes et un à Lille) en TGV ou assimilé.
  • 2 aller retour à Toulouse en intercité.
  • 1 aller retour en Belgique en avion. (départ de Marseille)

Je ne suis pas abonné IDGVMax, je n'ai pu l'être, je n'ai eu vent de l'offre de 2015 que trop tard. Et en 2016, même chose pour le renouvellement de l'offre qui avait eu lieu en 2016, je ne l'ai su qu'après.

Il y a beaucoup à dire sur cette offre et les offres pratiquées pour la SNCF en général: Dans mon cas de figure, aucune offre n'est vraiment intéressante:
  • Plus de 30 ans, moins de 65 ans, je paye plein pot à moins de prendre 3 a 4 mois à l'avance ou alors d'avoir du bol et d'avoir une offre temporaire intéressante au moment ou on prend le billet de train si on le prend au dernier moment.
  • je suis à Toulon, le segment Toulon - Marseille me coûte plus cher que le segment Marseille Paris via Ouigo. Bien sûr, je peux prendre une carte zou, et avoir un tarif réduit sur le TER, mais ça ne me mets pas à l'abri des problèmes d'interconnexion, qu'est ce que je fais si mon train a du retard en gare de Toulon? Cela me force à perdre du temps à attendre en gare de Marseille, une fois que j'ai pris un train en avance... Le segment Toulon - Paris via la sncf me coûte donc entre 50 et 80 euros alors qu'en ouigo, il va me couter 40 euros pour les interconnexions et le prix des billets et options ouigo, donc pas rentable... Je serai à Montpellier, ce serait plus intéressant mais c'est pas le cas...
  • les cartes de réductions proposées n'en sont pas: la carte week-end (anciennement escapade) n'est pas intéressante:  elle ne permet pas vraiment d'avoir des réductions supplémentaires, juste d'avoir une facilité pour prendre les billets. Elle coûte 75 euros par an (ou 50 euros via une offre réduite dans le temps), mais le hic, c'est que les réductions ne sont pas plus intéressantes , donc au final, cela vous coûte aussi cher, je l'avais prise une année, je ne l'ai jamais rentabilisé. Elle est aussi non utilisable sur les courtes distances...
  • la carte 'grand voyageur' coûte 737 euros par ans en national pour n'offrir qu'un 50% garanti... la coût de la carte dépasse mes budgets transports que ce soit en 2015, 2016 ou 2017... Je comprends l'existence de la carte pour des gens voyageant tout le temps via le train, mais pour mon cas, elle n'est absolument pas rentable.
  • le carte IDTGMAX: elle m'aurait intéressé, mais je n'ai jamais pu la prendre, non pas pour un critère de réduction, mais pour une flexibilité: il y a des périodes ou je ne voyage pas a priori dans l'année: l'hiver et l'été. tous mes trajets sont concentrés en février mars avril mai et septembre octobre novembre décembre, au final, ça m'aurait probablement couté autant, mais cela aurait régulé mes dépenses... L'interconnexion n'était pas non plus parfaite, il y avait des destinations hors zone, c'est une carte vraiment intéressante pour des parisiens qui veulent aller sur les endroits desservis par l'offre...
Dans le contexte donné, je comprends que les clients ITGVMAX soient déçus et pas vraiment satisfaits ni contents, mais je me dis que la SNCF ne cherche que la rentabilité sur le dos de ses clients et que les cartes de réduction qu'elle propose actuellement ne sont qu'un écran de fumée. La nouvelle offre pour les jeunes me paraît totalement inadapté: quand j'avais cet âge la, je n'avais que peu de moyen, donc pour les quelques chanceux qui ont de revenus ou qui peuvent compter sur papa ou maman pour payer la facture, pourquoi pas, mais pour les autres c'est inadapté. Ensuite, aller quelque part, c'est bien, mais il faut pouvoir y séjourner et c'est aussi un coût à prendre ne compte dans l'équation...

Saturday, February 20, 2016

2016-02-19- Attentes en matière de vidéo de prestation cosplay

C'est un billet d'opinion que je voulais rédiger depuis longtemps. Mon absence partielle (présence a priori que le dimanche, pour le vendredi je n'y étais pas, pour le samedi, j'en sais rien encore...) à Japan Expo Sud me permet de le réaliser: Que doit on attendre en matière de vidéos de prestation cosplay dans des conventions?

La question parait naïve mais à mon avis elle ne l'est pas.

Il va y avoir plusieurs parties:
  • Les attentes techniques.
  • Les attentes morales.
  • Les risques à venir, en partie dus à à la professionnalisation du cosplay et des tentatives de vouloir exploiter le 'filon', pour caricaturer un peu...


Donc, je commence par le plus simple:

Les attentes techniques:

Par attentes techniques, j'entends donc qu'une prestation doit être filmée et réalisée correctement, elle doit donc:
  • Être d'une qualité correcte: d'une résolution minimale: 720p a minima (à mes yeux c'est insuffisant, mais bon, tout le monde n'a pas la chance d'avoir le matériel adéquat), 1080p en standard. Pour la 4k (2160p) c'est clairement non nécessaire à mes yeux et cela ne le sera probablement jamais. Quant à la 2k (1620p), cela pourrait être un plus et pourrait se justifier pour du 40 pouces en moniteur, mais les gens ne sont pas équipés, donc c'est totalement inutile pour l'instant. Il faut aussi que le débit nécessaire soit respecté (5 à 10 mbits/s pour du 1080p - 35 à 50 mbits/s pour de la 4k). Une vidéo entrelacée pour une diffusion sur écran d'ordinateur est aussi à proscrire, mais la c'est plus une question de bonnes pratiques.
  • Être stabilisée, depuis un trépied ou un monopod, la main levée, c'est sympa, mais c'est quand même mieux de ne pas avoir de tremblements.
  • Être filmée depuis un point de vue optimal: de préférence de devant la scène, à peu près au milieu, pas trop loin, histoire de pouvoir y voir quelque chose, pas trop prés histoire de pouvoir avoir tout un groupe sur la vidéo, et le tout sans avoir d’éléments perturbants la vidéo.
  • Ne pas devoir attendre trop longtemps pour avoir le résultat final: Soyons honnête, même si j'arrive à publier toutes les vidéos deux à quatre jours après une convention (selon son importance en fait), en les recoupant et en les ré-encodant, je pense qu'il faut que les vidéos soient accessibles au plus trois mois après la convention, avoir des délais longs, c'est prendre le risque de perdre les vidéos dans un problème de nature informatique...
Je pense que c'est à peu prés tout de ce coté la.

Les attentes morales:

  • Le fait que le cosplayeur(se) puisse faire ce qu'il/elle désire de la vidéo de sa prestation, avec l'accord de la personne ayant filmé, évidemment. Il y a un droit d'auteur sur le cadrage, donc autant le respecter. Le minimum attendu serait le droit de pouvoir publier la vidéo dans un contexte non-commercial.
  • Le respect des droits moraux: la mention du crédit de la ou des personnes sur scène. La mention de la source du cosplay quand c'est possible, la mention de la source de la vidéo (qui a filmé, pour qui, etc.) La mention de la convention est aussi normale à ce niveau la.
  • Le respect du droit à l'image des cosplayeurs: on doit pouvoir mettre hors ligne des vidéos sur demande des personnes concernées, même si leurs droits sont restreints du fait du passage sur scène en public. Il faut voir cela comme une faveur et non comme une application stricte du droit (que le droit ne permettrait pas forcément).
  • Le fait qu'il n'y ait pas de restriction sur la captation photo et vidéo autre que le respect des contraintes de sécurité. A défaut de droits d'auteurs forts, tout le monde devrait pouvoir filmer ou photographier. Je suis conscient qu'on ne peut pas forcément déployer un trépied, mais a minima, les gens accrédités devraient pouvoir le faire. Se pose aussi le problème de la représentativité des personnes non liées à des gros médias dans les conventions, l'accès aux accréditations presses devraient être possible pour ces personnes la, de manière limitée, sous conditions données, de manière à garantir une représentativité. Je suis pour une transparence à ce niveau la et non l'application de passe-droits et ce que l'on pourrait qualifier de magouilles et basses besognes, au moins ce serait clair et ça couperait l'herbe aux rumeurs et aux incompréhensions...
  • Le fait qu'il y ait le moins possible de restrictions sur la publication. Les lois sur la liberté de la presse s'appliquent pour tous, indifféremment de la profession. D'un point de vue éthique, ce n'est pas en interdisant de diffuser que l'on va populariser une activité. Ce n'est pas en tapant sur sa base de fan qu'on va améliorer la situation. J'ai vu des interdictions aberrantes dans le NDA presse de Japan Expo, j'ignore si elles sont toujours d'actualité, mais ce serait bien d'avoir des restrictions acceptables et non du foutage de gueule. Être autorisé à publier 5 minutes d'un concours cosplay d'une ou deux heures? WTF? Sérieusement...?
Les risques à venir, en partie liés à la professionnalisation du cosplay:

De plus en plus de personnes s’intéressent au cosplay, certains et certaines tentent d'en vivre, même si le nombre de personne est relativement faible voire inexistant si on le compare à la masse de visiteurs des conventions en France. On peut classer les personnes en plusieurs catégories:
  • Les cosplayeurs (et cosplayeuses). on voit des ventes de posters et de cartes postales, des dédicaces, mais qui ne sont pas forcément adaptées au public et aux usages français. Les organisateurs et les exposants ne vont pas forcément les inviter ou les rémunérer, vu qu'il y a une offre gratuite existante en parallèle. il y a un article en anglais à ce sujet la sur kotaku. il me semble difficilement possible de faire disparaître le cosplay en tant que loisir pour qu'une relation commerciale puisse se créer. A mon sens, c'est aux conventions et aux stands de mettre des moyens  économiques et d’arrêter de rogner sur l'argent. Si cela attire des personnes, cela devient alors normal d'en rémunérer les acteurs.
  • Les organisateurs de convention et leurs partenaires. Ils ont plusieurs buts mais généralement le cosplay est un moyen d'attirer du monde dans leur convention, la tentation de rentabiliser les coûts associés en cédant une exclusivité à un partenaire quelconque est grande, maintenant, l'organisateur n'a pas vraiment de droits d'auteur du fait de son statut d'organiseur, même en supposant qu'il interdise la captation en interdisant le déploiement de trépied pour raison de sécurité. Il ne pourra s'opposer à la diffusion des vidéos. A mon avis, toute tentative se s'y opposer se soldera par une mauvaise publicité. Même si elle peut s'appuyer sur des contrats entre la convention et les cosplayeurs, elle ne pourra pas d'une part pas outrepasser le droit à l'information et d'autre part une telle close devra être publiée publiquement avant la convention pour avoir une quelconque légalité.
    Finalement, l'exclusivité, par nature, limite la diffusion, donc au final, elle s'oppose à l’intérêt de faire découvrir la convention et le cosplay. Je pense que la rentabilité économique sur les droits de propriété intellectuelle est un leurre, c'est aussi en partie le refus de prendre en compte que cela attire des visiteurs. Je reste persuadé que pour des raisons évidentes de neutralité, une association d'organisation de cosplay ne devrait pas s'occuper de captation vidéo de ce qu'elle organise, car elle entre en concurrence et doublonne la presse. Quand commence et se termine le conflit d'intérêt?
  • Les prestataires techniques de convention. Certaines personnes peuvent tenter de proposer leur service à des conventions, ils sont donc en mesure de proposer des services et peuvent tenter de s'accaparer une exclusivité technique: ainsi ils pourront être les seuls à même de pouvoir filmer la scène de manière correcte, maintenant, ce n'est pas une raison suffisante pour interdire la captation par les autres médias voire le public, pour les raisons précédemment évoquées. On a aussi des partenaires techniques qui interviennent: les ingénieurs sons et les équipes de régie de scène: point de secret ici c'est à la convention de les rémunérer et donc de prévoir un budget pour cela.
Sur les interdictions potentielles, je pense en particulier à l'interdiction de filmer, je pense que l'organisateur a un devoir d'information et de communication en amont du festival, pendant et après le festival. L'organisateur Cosplay a aussi le devoir de transmission de cette information, dans la limite de ses connaissances, mais bon, je pense que ces informations devraient être systématiquement mentionnées dans les règlements des concours cosplay. Dire 'on ne savait pas, on ne veut pas savoir en faisant l'autruche' me parait très limite comme réponse, vu que cela affecte ce que le(la) cosplayeur(se) pourra faire de sa prestation (et que ce dernier signe des papiers avec l'organisateur cosplay, est-ce même légal?). Se cacher derrière une application stricte de vigipirate ou des conditions de sécurité n'est pas non plus une solution.

C'est aux organisateurs d'aménager des espaces protégés et d'autoriser des membres de la communauté Cosplay (photographe ou vidéaste) à y accéder, et ce avec la plus grande transparence possible. je ne dis pas que l'organisateur doit offrir l'entrée à tous les photographes amateurs et de cosplay, mais qu'une solution intermédiaire pourrait être trouvée: il m'est arrivé de payer ma place avec des billets VIP alors que je n'avais que faire des dédicaces associées. Il m'est arrivé de ne pouvoir acheter les tickets m’intéressant car ils étaient très rapidement épuisés. Donc, je ne serai pas opposé en tant que presse à payer mon entrée au prix d'un billet VIP pour une grosse convention surtout si la convention a du mal à estimer mon impact médiatique... Je pense que de toute manière, la balle est dans le camps des conventions de ce point de vue la...


Wednesday, September 23, 2015

2015-09-22- Organisation technique d'un shooting photographique

Je vais causer ici d'un peu de technique, en l’occurrence, la partie pratique concernant l'organisation d'un shooting photographique. Je ne vais pas trop parler du déroulement de la séance, mais plus de la préparation en amont. Je ne parlerai ici que des séances en extérieur, pas de séances en studio... Une autre précision, la thématique de mes shoots est principalement une thématique Cosplay...

Généralement, cela commence par une discussion entre le photographe et le modèle. L'un (ou l'une) demandant à l'autre s'il ou elle veut bien faire des photos.

Il m'arrive d'annoncer sur Facebook que je suis disponible pour des séances photos, maintenant mes constations personnelles sont que mes annonces ne débouchent, sauf exception, sur rien. La plupart de mes séances photographiques viennent donc de demandes directes auprès des modèles et non de réponse à mes "pseudo-annonces" sur mon profil Facebook...

Sur l'organisation, la méthode reste globalement la même: lister et résoudre les contraintes, qui peuvent être nombreuses:
  • la date. Il faut que toutes les personnes concernées soient disponibles au même moment. Certaines personnes ne sont pas forcément en vacances ou en congé quand vous pouvez l'être et ne sont disponibles que certains jours.
  • la tenue. Les tenues varient selon les modèles. Parfois certain(e)s n'ont pas de tenues disponibles ou 'shootables' à la date en question: réparation à faire, nettoyage nécessaire, costume non terminé ou élément(s) manquant(s).
  • le lieu. tous les lieux ne seront pas forcément adaptés aux mêmes tenues. De mon expérience, il vaut mieux trouver un lieu proche des modèles, ça évite de perdre trop de temps en trajet. Évidemment, c'est mon point de vue de provincial, c'est probablement légèrement différent sur Paris. On peut aussi faire le nécessaire pour shooter à un endroit donné même s'il est loin, mais à ce moment la, il faudra intégrer le temps de parcours et les coûts associés dans l'équation.
Une fois que cela a été réalisé, qu'on est d'accord sur le principe, il faut finaliser le shoot et donc lister et définir:
  • le point de rendez vous exact. Le (ou la) modèle a t-il(elle) un moyen de locomotion, dépend-t-on des transports en commun? Le point important est de pouvoir se trouver facilement.
  • l'heure de rendez vous exacte. Ce qui veut dire estimer les temps de parcours, estimer les bouchons possibles, songer aux itinéraires possibles. Il est aussi préférable à partir de ce moment la, d'avoir échangé les numéros de téléphone portables pour pouvoir se joindre en cas de soucis ou de retard.
  • les contraintes de temps. à quelle heure doit-on finir? À quelle heure maximale peut-on shooter? Fait-on le shoot tôt le matin? Le fait-on dans l'après-midi (il faut alors que lieu soit ombragé), en fin d'après midi voire le soir? Il faut bien comprendre une chose, pour shooter, vous avez besoin de lumière, donc même au lever du soleil, il vous faudra attendre que le soleil éclaire suffisamment pour ne pas trop devoir monter en isos. Même chose pour le coucher du soleil, voire avant si vous êtes dans l'ombre d'une montagne, il y a un moment ou vous ne pourrez plus shooter en lumière ambiante. Évidemment on peut monter des flashs pour shooter en pleine nuit, mais cela réduit l’intérêt de shooter avec une lumière ambiante donnée.

    Si vous définissez un rendez vous vers la fin de la journée et que votre modèle a une heure de retard, il se peut que vous ne puissiez tout simplement rien faire de correct en qualité... Même chose si vous vous ne vous trouvez pas ou que le lieu n'est pas exploitable... Une rivière asséchée alors qu'on s'attendait à ce qu'elle soit en eau, un endroit qu'on ne trouve pas, autant de contrariétés qui peuvent être évitées par une reconnaissance préalable, ne serait ce que pour ne pas se perdre, certains lieux n'étant pas forcément indiqués ou trouvable du premier coup.
L'Issole à Besse sur Issole..
Rivière asséchée au mois d’août...
Les reconnaissances sont parfois importantes...
 




Une chose est sure, quelque soit l'endroit ou vous shootez, vous devez vous assurer d'être en sécurité, vous, le ou les assistants et le ou les modèles. Donc:
  • Attention aux montées des eaux soudaines de certaines rivières (que ce soit à cause d'un orage ou de lâchers d'eau d'un barrage en amont, ce danger est généralement indiqué par des panneaux jaunes) .
  • Attention aux voies ferrées qui ont l'air abandonnées mais qui ne le sont pas forcément: un train peut circuler à heures régulière, certaines lignes sont utilisées comme lignes touristiques et ne circulent pas tous les jours...
  • Attention aux lieux comportant un danger inhérent: falaises et vents, forts courants dans des rivières, parfois il vaut mieux aller ailleurs que de risquer de noyer ou de blesser son modèle...
  • Attention aux bouts de verre dans les rivières, prévoyez des chaussures si votre modèle doit rentrer dans l'eau...
  • Attention aux aspirations d'eau dans le cas de geysers artificiels ou les piscines... Même chose pour les hauteurs minimales et les plongeons: si vous ne connaissez pas la profondeur ne plongez pas... C'est un conseil 'hors-shooting', mais on ne sait jamais... Si le courant est fort, ne faites pas rentrer votre modèle dans l'eau...
  • Attention aux serpents quand vous allez dans des endroits ensoleillés et abandonnés... Faire des vibrations devrait les faire fuir...
  • Prévoyez de l'eau (optionnellement fraîche) à boire si vous partez loin. Prévoyez aussi un peu de nourriture pour lutter conter une quelconque hypoglycémie ou un coup de barre. 
  • Ne faites pas prendre de risque en demandant aux modèles d'escalader des obstacles, d'une manière générale, vous n'aurez pas forcément le recul nécessaire pour rendre compte du danger pris au niveau de la photo, l’intérêt sera très réduit.
  • Demandez aux personnes présentes si elles ont des allergies ou des conditions physiques particulières. (ex: maladie de Raynaud par temps froid... Allergies aux piqûres d'abeille... Asthme...) et rappelez leurs de prendre leur traitement avec elle.
  • Bref, réfléchissez aux dangers que peuvent comporter le lieu et adaptez votre conduite aux risques présents. Un bon photographe ne devrait pas mettre en danger ses modèles. Si un accident arrive, ne paniquez pas, faites les premiers soins et adoptez une conduite responsable.
Cascade de Saint Pons à Gémenos..

Respectez les lieux ou vous allez: évitez de monter sur les cascades, par exemple, à Saint Pons, il y a des mousses qui sont particulièrement fragiles et vous les dégraderiez. Ne jetez pas de papier ou de plastique: c'est une évidence, mais quand on voit certains cours d'eau on prend vraiment peur: bouteilles plastiques, vêtements abandonnés, tesson de verre, gravats, pneus et carcasse de voitures...
Caddy traînant dans le ruisseau traversant la fac de La Garde, après on s'étonne que le ruisseau déborde à chaque première pluie... la photo date de 2008, mais le problème persiste: le ruisseau est dégueulasse... C'est hélas le cas d'autres rivières...

Faites vous plaisir. Si vous croisez des gens, restez polis, rappelez vous que généralement vous partagez un lieu public. Si des gens vous demande ce que vous faites: expliquez, sensibilisez, généralement les gens comprennent et seront eux mêmes intéressés et prêts à en savoir plus. Évidemment, si vous tombez sur des gens agressifs ou suspicieux, agissez en conséquence: restez poli, gérez tout conflit quitte à quitter le lieu préventivement, à aller plus loin ou carrément ailleurs.

Sur les autorisations, si vous êtes un particulier à but non lucratif, vous n'aurez généralement pas besoin d'autorisation pour les parcs publics, mais vous aurez probablement des restrictions sur le matériel déployé: pas de parapluie, pas de trépied posé au sol. Si c'est des lieux privés, il vous faudra l'autorisation du propriétaire. Sur des lieux ouverts au public, mais payant, en Paca, beaucoup de lieux autorisent la prise de vue, donc renseignez vous poliment et vérifiez que tout va bien. Insistez sur l'aspect non commercial et au pire si vous tombez sur une personne qui vous interdit de prendre des photos, allez ailleurs...
Si vous ne connaissez pas bien la personne que vous shootez, il vaudra mieux signer un contrat régissant ce que le modèle a le droit de faire avec les photos et ce que vous avez le droit de faire vous même. Vous ne pouvez publier une photo de séance privée sans l'accord (au moins explicite) du modèle et le modèle ne peut utiliser vos photos sans votre accord, que ce soit soit acquis ou négocié spécifiquement. Les modalités peuvent varier, certains photographes font usage de beaucoup de restrictions, pour ma part, je pense que donner des droits d'exploitation à titre privé et non commercial à la personne est le strict minimum. Dites vous que des conditions trop strictes pourront se retourner contre vous en vous faisant une mauvaise image ou une mauvaise réputation. Évidemment, si le modèle vous veut comme photographe, il y a des chances qu'il accepte vos conditions, au final, tout dépend de vos choix et des attentes à ce niveau la.

Sur les shoots, je ne demande généralement pas d'argent, par contre, s'il y a des frais non négligeables, je ne serai pas opposé à les partager. Je comprend qu'un photographe puisse demander un paiement, surtout s'il est déclaré en tant que photographe. Il faut le voir comme une prestation de service: soit le service proposé vous intéresse, et vous le payez, soit il ne vous intéresse pas. Je n'ai pas une vision concurrentielle, je pense que si vous avez les moyens de payez une séance avec une personne passionnée, sérieuse et un minimum compétente, vous devriez le faire. Ce n'est pas parce que je vais proposer de temps à autre un shooting gratuit à certaines personnes que les gens ne doivent pas aller voir d'autres photographes. Je pense que la diversité fait la richesse. Donc prévoyez un budget pour rémunérer et faire vivre les gens qui sont dans la photo de manière professionnelle, ils seront d'ailleurs beaucoup plus disponibles que moi, un simple photographe amateur qui exerce cette activité sur mon temps libre...